LAPONIE · 15 min

Quels animaux trouve-t-on en Laponie ?

La Laponie abrite une faune sauvage exceptionnelle : rennes, élans, loups, lynx, ours, gloutons, lièvres arctiques, lagopèdes... Je te raconte ceux que j'ai croisés et où les observer.

Avant d'arriver en Laponie, j'imaginais surtout des rennes et des huskies. Ces deux animaux étaient pour moi l'incarnation du Grand Nord. Trois ans à Rovaniemi avec Clément, et j'ai découvert un bestiaire bien plus riche. Des élans qu'on croise au bord des routes, des aigles royaux qui survolent nos balades, des lièvres qui changent de couleur selon la saison, jusqu'aux gloutons quasi-mythologiques qu'on espère apercevoir sans jamais y arriver.

Dans cet article, je vais te raconter la faune lapone vue d'ici. Ceux qu'on croise vraiment, où les voir, comment se comporter, et même quels sont les animaux qu'il ne vaut mieux pas rencontrer sans préparation.

Le renne : l'animal emblématique du Nord

Commençons par le plus connu : le renne (poro en finnois, boazu en sami). En Laponie finlandaise, on compte environ 200 000 rennes vivant en semi-liberté. C'est presque autant que d'humains (177 000) !

Le renne n'est pas vraiment un animal sauvage. Tous les rennes en Finlande appartiennent à quelqu'un — généralement à des éleveurs sami ou finlandais regroupés en paliskunta (coopératives d'élevage). Ils errent dans la forêt, sur les routes, dans les jardins, mais ils ont chacun un propriétaire qui les rassemble plusieurs fois par an pour les marquer, les compter, et en sélectionner pour la viande.

Concrètement, en circulant en voiture à Rovaniemi, je croise des rennes plusieurs fois par semaine. Sur les routes secondaires en automne ou au printemps, ils sont partout. Au point qu'il y a beaucoup d'accidents de la route — environ 3 000 collisions renne-voiture par an en Laponie finlandaise.

Conseils si tu conduis :

  • Ralentis dès que tu vois un panneau « Porovaroitus » (attention aux rennes)
  • Roule à moins de 80 km/h sur les routes secondaires en zones d'élevage
  • Si tu vois un renne, tu peux supposer qu'il y en a d'autres dans les parages
  • En cas de collision, c'est obligatoire de prévenir le 112

Pour voir des rennes en activité organisée, tu peux visiter une ferme de rennes (j'en parle plus bas). Sinon, en hiver à Rovaniemi, tu en croiseras forcément en te promenant en forêt.

L'élan : le géant tranquille

L'élan (hirvi en finnois) est le plus grand mammifère d'Europe. Un mâle adulte peut peser 700 kg et mesurer 2m10 au garrot. En Laponie finlandaise, on en compte environ 35 000.

Les élans sont plus discrets que les rennes. Ils vivent dans les forêts profondes, sortent surtout à l'aube et au crépuscule, et évitent généralement les humains. Mais on en croise — j'en ai vu trois fois en trois ans, dont une fois un mâle énorme avec ses bois qui traversait la route à 50m de notre voiture, à l'aube d'un samedi de septembre.

Pour observer des élans, le mieux est :

  • Sortir tôt le matin ou tard le soir en forêt
  • Aller dans les zones humides (marais, lisières de lacs)
  • Septembre-octobre est la saison de rut, plus d'activité
  • Certaines fermes de gibier proposent des observations encadrées

Précaution : un élan adulte peut être dangereux si tu t'en approches, surtout pendant le rut ou s'il y a des jeunes. Garde toujours 50m de distance et ne reste pas en travers de son chemin.

Côté gastronomie, la viande d'élan est un grand classique de la cuisine lapone. Plus tendre et plus savoureuse que le bœuf à mon goût. On en achète chez les bouchers de Rovaniemi.

Les huskies de Sibérie : compagnons des aventures

Les huskies ne sont pas un animal sauvage, mais ils sont indissociables de l'imaginaire lapon. Ce sont des chiens de travail, descendants des chiens de traîneau utilisés depuis des millénaires par les peuples arctiques.

En Laponie finlandaise, il y a des dizaines de fermes de huskies, certaines avec 100-300 chiens. Bear Run, Lapland Safaris, Apukka Resort, Reindeer Husky Park : on a le choix.

L'activité traîneau à chiens est l'une des plus impressionnantes qu'on puisse vivre. Tu conduis ton propre attelage, 6-8 chiens qui te tirent à 25 km/h dans des paysages enneigés. C'est silencieux (sauf l'aboiement des chiens au départ), rapide, sensationnel.

Coût : 200-280€/pers pour 2h, 380-550€/pers pour une journée. Cher mais une expérience marquante.

Note importante : les huskies vivent dehors quasi toute leur vie, dans des box ouverts par -30°C. C'est leur nature. Ils ne souffrent pas du froid (leur fourrure est faite pour). Ils peuvent paraître agités quand tu arrives à la ferme — c'est qu'ils ont envie de courir, c'est leur métier et leur joie.

L'ours brun : le maître secret de la forêt

L'ours brun (karhu en finnois) est l'animal totem de la Finlande. Il y en a environ 2 000-2 500 sur tout le territoire finlandais, dont une bonne partie en Laponie.

Les rencontrer en milieu naturel est extrêmement rare. Les ours sont peureux, évitent les humains, et hibernent d'octobre à avril. Pendant ma vie ici, je n'en ai jamais vu un en vrai (sauf dans le zoo de Ranua, à 90 km de Rovaniemi).

Pour observer un ours dans la nature, il existe des safaris ours encadrés, principalement dans le est de la Finlande (Kuhmo, Kuusamo). Tu passes la nuit dans un affût camouflé, avec des appâts disposés à l'avance. 80% de chances de voir un ours en été. Coût : 200-350€ pour la nuit.

Côté sécurité : si tu randonne en forêt l'été en Finlande, le risque de croiser un ours est faible mais pas nul. Bonnes pratiques : fais du bruit en marchant (l'ours fuit dès qu'il t'entend), évite les périodes de l'aube/crépuscule pour les zones inconnues, et si tu vois un ours, recule lentement sans courir.

Le lynx : le félin discret

Le lynx boréal (ilves en finnois) est notre plus grand félin sauvage. Il y en a environ 2 000 en Finlande, dont une grande partie en Laponie.

C'est un animal extrêmement discret. Je n'en ai jamais vu un en 3 ans, et je connais peu de Lapons qui en ont vu. Les lynx vivent en solitaire, chassent surtout les lièvres et les jeunes rennes, et fuient l'homme.

Les fermes de gibier et le zoo de Ranua permettent de les observer. Mais en milieu naturel, c'est un coup de chance.

Le glouton : l'animal le plus mystérieux

Le glouton (ahma en finnois, wolverine en anglais), c'est un peu le Saint-Graal des observations de faune en Laponie. Une cinquantaine seulement en Finlande, principalement dans les forêts les plus reculées du Nord. Il y a peut-être 15-20 individus en Laponie finlandaise.

Le glouton est un mustélidé géant — taille d'un petit ours, force d'un fauve. Il peut tuer des rennes adultes, transporter une proie 3 fois plus lourde que lui, et marcher 50 km en une journée dans la neige profonde.

Le voir est presque impossible. Même les biologistes finlandais qui les étudient passent des mois en affût pour quelques observations. Si tu en croises un dans la nature, considère-toi extraordinairement chanceux·se.

Les loups : présents mais rares

Le loup gris (susi en finnois) est revenu en Finlande dans les années 70-80. Il y en a environ 350-450 aujourd'hui, principalement dans l'est du pays. En Laponie finlandaise, ils sont rares — quelques individus de passage venus de Russie.

C'est un sujet politique en Finlande : les éleveurs de rennes les redoutent (ils peuvent attaquer des rennes isolés), et la chasse est strictement régulée. La cohabitation reste tendue.

Les voir est très difficile, comme l'ours et le glouton. Mais on entend parfois leur hurlement la nuit dans certaines zones — un son inoubliable.

Les oiseaux : un trésor souvent oublié

La Laponie est un paradis pour les ornithologues. Quelques espèces emblématiques :

L'aigle royal (maakotka) : présent dans tout le Grand Nord. Envergure 2m. J'en vois régulièrement planer au-dessus des forêts près de Rovaniemi. Magnifique.

Le pygargue à queue blanche (merikotka) : le plus grand rapace d'Europe, envergure 2m40. Présent sur les côtes et les grands lacs.

Le harfang des neiges (tunturipöllö) : la chouette blanche emblématique du Grand Nord, présente sur les toundras les plus au nord. Très rare à voir.

Le grand tétras (metso) : oiseau forestier emblématique, gros comme un dindon. Les mâles font la parade en avril-mai.

Le lagopède des saules (riekko) : un oiseau qui devient totalement blanc en hiver pour se camoufler dans la neige. Souvent surnommé « la perdrix arctique ».

Le merle à plastron (tunturikiuru) : oiseau migrateur estival, présent en haute montagne.

Et plein d'autres : pies, choucas, mésanges, pinsons, jaseurs boréaux qui descendent vers le sud en grands groupes l'hiver. La Finlande est l'un des pays européens avec la plus grande diversité aviaire — environ 460 espèces observées au total.

Les petits mammifères du quotidien

Ceux qu'on voit le plus souvent en Laponie :

Le lièvre variable (metsäjänis) : il change de couleur — brun en été, blanc en hiver. Ses traces dans la neige sont partout autour de chez nous.

L'écureuil roux (orava) : présent dans toutes les forêts. Plus rare en hiver (il hiberne par périodes).

Le castor (majava) : revenu en Finlande après une période de quasi-disparition. On voit leurs barrages dans certaines rivières.

Le renard roux (kettu) : commun. On en voit parfois en ville à Rovaniemi.

Le renard polaire (naali) : extrêmement rare aujourd'hui, ne se trouve que dans le grand Nord. Environ 200 individus en Finlande.

La martre (näätä), la fouine, l'hermine (qui devient blanche en hiver), la belette : tout un cortège de mustélidés présents.

La faune des lacs et rivières

Côté poissons, la Laponie est un Eldorado :

L'omble chevalier (nieriä) : le grand luxe des lacs lapons. Chair rose, très fine.

Le lavaret (siika) : poisson blanc, base de la cuisine lapone. Salé, fumé, en soupe.

Le brochet (hauki) : géants dans les lacs.

La perche (ahven) : la plus commune, excellent en friture.

Le saumon atlantique (lohi) : remonte les fleuves au printemps. La rivière Torne ou Teno sont des spots mythiques.

Le grayling (harjus) : très recherché par les pêcheurs à la mouche.

La truite (taimen) : truite de mer ou de rivière.

Pêcher en Finlande est facile : tu prends un permis « Kalastonhoitomaksu » à 47€/an (valide partout en Finlande, sauf zones réservées), et tu pêches dans 99% des eaux libres avec une canne et un fil.

Les insectes : pas tout rose

Je dois être honnête : la Laponie en été = des moustiques par millions. C'est l'un des inconvénients majeurs de venir en juillet ou début août. Selon les zones et les années, ils peuvent être supportables ou complètement insupportables.

À Rovaniemi, ce n'est pas trop pire (zone urbaine). Mais dans les forêts marécageuses, en randonnée, c'est l'enfer en juin-juillet.

Solutions : répulsif fort (DEET 30% ou icaridine 20%), vêtements longs, chapeau à moustiquaire pour les sorties intenses. Et choisir les bonnes périodes : moins de moustiques fin août.

Au-delà des moustiques, on a aussi :

  • Les taons en juillet-août (douloureux)
  • Les midges en zones humides
  • Les guêpes en fin d'été
  • Plein de papillons magnifiques en été

Les fermes d'animaux à visiter

Si tu veux observer des animaux sans aléa, plusieurs options :

Zoo de Ranua (90 km de Rovaniemi) : le zoo le plus au nord du monde. Ours polaires, loups, lynx, ours bruns, gloutons, rennes, élans. Réservé aux espèces du Nord. 22€/adulte, 14€/enfant. Très bien tenu.

Fermes de huskies : Bear Run, Apukka Resort, Lapland Safaris. Visite + traîneau pour 150-350€/pers.

Fermes de rennes : Salla Reindeer Park, Kakslauttanen Reindeer Farm, Wild Lapland Reindeer Farm. Visite + nourrissage + traîneau pour 80-150€/pers.

Centre de l'aigle royal de Posio : observation des aigles dans leur environnement, avec biologistes.

La place des animaux dans la culture sami

Pour finir un tour d'horizon de la faune lapone, on ne peut pas passer à côté de la culture sami et de son rapport unique aux animaux.

L'élevage de renne est au cœur de la culture sami depuis des siècles. Aujourd'hui encore, environ 4 000 Sami en Finlande vivent (au moins partiellement) de cette activité. Le renne représente tout : nourriture, vêtements (peau, fourrure), outils (os, bois), transport. Et culturellement, il a une dimension spirituelle.

Le renne en culture sami n'est pas un bétail comme un autre. Chaque renne d'un troupeau a une marque d'oreille (entaille spécifique) qui désigne son propriétaire. Ces marques se transmettent de génération en génération. Un enfant sami peut hériter d'un système de marquage de ses grands-parents. La langue sami a des dizaines de mots pour décrire un renne selon son âge, sa couleur, ses bois, son rôle dans le troupeau.

L'ours est l'animal totem ancestral des Sami et des Finlandais. Dans la mythologie finno-ougrienne, l'ours est considéré comme un esprit, presque un dieu. On ne prononçait pas son nom directement (peur de l'invoquer), d'où les multiples surnoms qu'on lui donne en finnois : karhu, otso, kontio, mesikämmen (« patte de miel »). La chasse à l'ours était autrefois un rituel sacré avec des cérémonies précises.

Le glouton a une place mystique aussi. Animal solitaire, féroce, presque invincible — il symbolise la force, l'indépendance, la résistance. Pour les Sami, le glouton est respecté et parfois redouté.

L'aigle royal était considéré comme un messager des dieux dans certaines traditions sami.

Aujourd'hui, ces croyances ne sont plus pratiquées comme avant, mais on en sent encore l'écho. Quand je discute avec des éleveurs sami à Inari, ils parlent de leurs rennes avec une intimité qu'on n'a pas avec un bétail ordinaire. Ils connaissent chacun individuellement, ils parlent de leur caractère, de leurs habitudes, de leurs « histoires ». C'est touchant.

Conseils pour l'observation respectueuse

Si tu veux observer la faune en Laponie, quelques principes à respecter pour ne pas perturber.

Garde tes distances. Pour les rennes et élans : 50m minimum. Pour les rapaces en nidification : ne pas approcher. Pour les ours et loups : si tu en croises un, recule lentement, ne cours pas, ne crie pas.

Pas de nourriture. Ne donne jamais à manger aux animaux sauvages. Tu les habitues à dépendre des humains, ce qui peut leur être fatal.

Reste sur les sentiers. En période de nidification (avril-juin), beaucoup d'oiseaux nichent au sol. Marcher hors sentier peut détruire des nids.

Respecte les périodes sensibles. Avril-juin : nidification. Mai-juillet : naissances des jeunes rennes, faons d'élan, oursons. Septembre-octobre : rut des élans. Évite de déranger ces périodes.

Pas d'appareil photo trop intrusif. Pas de flash sur la faune. Pas de drone.

Engager un guide local si tu veux vraiment observer. Ils connaissent les endroits, les périodes, et savent te placer sans perturber.

Les anecdotes qui m'ont marquée

Quelques rencontres avec la faune qui me sont restées particulièrement en mémoire.

Le renne dans notre jardin. Notre deuxième hiver, une femelle renne s'est installée dans notre cour pendant trois jours, en pleine vague de froid (-32°C). Elle dormait contre notre cabanon, mangeait des branches que je laissais pour elle (mauvaise idée, je le sais maintenant). On l'a appelée Lumi (« neige » en finnois). Le quatrième jour elle est repartie. Magique.

L'élan au lever du jour. En septembre 2024, à 6h du matin, on rentrait de Helsinki en voiture. Un élan mâle énorme a traversé la route à 100m devant nous, au pas, sans se presser. On s'est arrêtés, on l'a regardé disparaître dans la forêt. Le silence après — inoubliable.

Les loups en stéréo. Une nuit de février 2023, on dormait dans un chalet près de Inari avec Clément. Vers 2h du matin, on a entendu deux hurlements de loups, très clairs, qui se répondaient à 200-300m de distance. On a allumé pour être sûrs qu'on rêvait pas. Pas rêvé. Frissons.

Le pic noir au petit-déjeuner. À Morjärv en mars 2023, un pic noir énorme s'est mis à frapper le tronc d'un bouleau à 15m de notre fenêtre, pendant toute la durée d'un petit-déjeuner. Le bruit était impressionnant. Ces oiseaux sont les charpentiers de la forêt boréale.

Le hibou la nuit polaire. En décembre 2023, par une nuit de pleine lune, j'ai vu un grand-duc d'Europe passer en silence au-dessus de notre jardin. Une chouette géante qui survolait Rovaniemi à 1h du matin. Surréaliste.

Quand observer quel animal ?

Pour synthétiser, voici un calendrier d'observation animal en Laponie finlandaise.

Janvier-février : rennes partout, lièvres variables, lagopèdes (tous blancs). Aurores boréales en bonus (oui c'est pas un animal, mais ça vaut le détour).

Mars-avril : début du retour des oiseaux migrateurs. Premières naissances de rennes (faons en fin avril). Élans qui sortent de l'hibernation.

Mai-juin : naissances des faons d'élan et bébés rennes. Les oiseaux migrateurs sont tous de retour. Premiers ours visibles (ils sortent d'hibernation en avril-mai). C'est aussi la saison des moustiques qui démarre.

Juillet-août : aurores impossibles, mais faune mammifère active. Bonne période pour les safaris ours côté est de la Finlande.

Septembre-octobre : ruska, rut des élans, observations de mammifères très actives. Les oiseaux migrateurs partent vers le sud. Mes mois préférés pour l'observation.

Novembre-décembre : les ours hibernent. Les rennes redeviennent l'attraction principale, dans des paysages enneigés. Premières aurores reviennent.

  • Rennes : des dizaines par semaine. Banal mais toujours plaisant.
  • Élans : 3 fois en 3 ans. Émotion à chaque fois.
  • Renards roux : 8-10 fois, dont 2 fois en ville.
  • Lièvres variables : très souvent (traces dans la neige). En vrai, quelques fois.
  • Écureuils : courant.
  • Aigles royaux : 5-6 fois en plein vol au-dessus de nous.
  • Hiboux : entendus la nuit, jamais vus en lumière.
  • Castors : un seul, dans une rivière, en juin 2024.
  • Ours, loups, lynx, gloutons : jamais (à part au zoo).

Tu vois, même en vivant ici, l'observation de faune sauvage emblématique est un travail patient. Les guides expérimentés savent où aller et quand. Si tu veux vraiment voir des animaux, je conseille un safari encadré dédié à un type d'animal (ours en juin-août côté Kuhmo, par exemple).

Mais même sans observation spectaculaire, la Laponie te plongera dans un environnement où la nature est partout. Les traces dans la neige, les chants d'oiseaux à l'aube, les bruits nocturnes — tout te rappelle que tu n'es pas seul·e.

Si tu prépares ton voyage, va voir mes autres articles sur la meilleure saison, le budget, l'équipement. Et si tu envisages plus qu'un voyage — par exemple vivre dans le Grand Nord — mes ebooks Réussir son expatriation en Suède et Acheter une maison en Suède t'aideront à comprendre la nature et la vie qui t'attendent ici.

Bonnes observations !